Les Chats de Syros en vacances à Tinos, première journée.

Les Chats de Syros, pour la première fois en six ans (oui oui, six ans) ont quitté Syros pour aller 5 jours sur l’île en face – mais sans les chats, sans la chienne, en « vacances » de tout ce qui constitue le quotidien, autrement, ailleurs, autre chose, mes trois A grecs, αλλιώς, αλλού, άλλο (allios, allou, allo)…Sans mon amie de cette île en face, île absolument sublime, et tellement « exotique » pour quelqu’un qui n’est plus sortie de sa cage paradisiaque pendant si longtemps (sinon deux jours à Athènes pour renouveler mes papiers d’identité, donc pas vraiment des « vacances » comme je les conçois), rien n’aurait été possible, ni financièrement ni pratiquement. Alors, pendant que mon habituel cat-sitter habitait la maison durant cette absence pour s’occuper du troupal de bêtes, petites et grosses, et parfois malades,  j’ai été logée comme une reine, accueillie comme une reine, et, même si j’ai pété de froid non-stop sur son île, Claude m’a montré Tinos comme une tiniote : en toute générosité et amitié. Le prétexte pour cette escapade a été un World Music Festival, en fait un festival de 3 soirs de musiques grecques variées et diverses, auquel nous ne sommes allées que deux fois (le troisième soir, nous étions tellement épuisées par la balade du jour sur l’île, dans un vent à décorner les boeufs, que nous nous sommes contentées de souffler pour nous préparer au lendemain) mais le vrai objet en était Tinos. Et pour une syriote dont le regard est habitué à la sécheresse de son île (193mm de pluie depuis septembre 2017, moins qu’au Maroc) (même si « habitué » est faux, on ne s’habitue pas à ça), ces merveilles de montagnes, d’arbres, de paysages, de nuages, de constructions ont constitué une occasion de m’exclamer quasi à chaque tournant : « Que c’est beau, je m’installe ici demain sans hésiter ! »

Il faut dire que même s’il a peu plu cette année à Tinos, il y pleut plus qu’à Syros : il y a des « montagnes » pour arrêter les brumes de mer (pour une valaisanne d’adoption, dire cela a de quoi faire ricaner, mais quand on vit depuis tant d’années sur une île plate comme la main, ou presque, le fait de se retrouver la tête dans les nuages, surplombant carrément des RAVINS escarpés, tapis au fond par des rivières de laurels et de genêts en fleurs, la sensation de montagne commence très vite, du moins à très basse altitude), il y a du brouillard quasi constant dans certaines régions de l’île, et il y a un réseau souterrain d’eau douce, de sources, et même de ruisseaux qu’ici on ignore totalement. Et donc sur cette île qui a de l’eau, il y a des arbres, de gros, de magnifiques arbres. Des arbres pluri-centenaires même. Et aussi une présence incroyable et encore très vivace de l’agriculture (en gros, les villages tiniotes sont pour la plupart dans les terres, tandis que la plupart des villages syriotes sont des villages de pêcheurs, au bord de la mer) (par certaines conditions de brume, si on regarde depuis les hauteurs, les paysages en terrasses de Tinos font penser à des paysages de rizières en Chine).

Si Claude fait de vraies photos, des photos belles, je dirais, comme une autre amie, Claire, que je me contente de faire des cartes postales, des qui racontent simplement que « Je suis passée ici et voilà vaguement ce que j’ai vu et qui m’a suffisamment arraché des cris jubilatoires pour que je fasse clic sur mon Lumix ». Donc, sans aucune prétention, voilà un peu ce que j’ai vu, du moins le 1er jour (plus de 500 photos, quand même, sur 5 jours…) (et j’ai loupé beaucoup d’occasions de faire clic, car ma batterie est en fin de vie… Nombre de fois où j’ai dû frotter le contact sur ma cuisse en espérant au moins appuyer une dernière fois sur le bouton pour telle chose que je ne pouvais absolument pas ne pas photographier !).

En premier lieu, je dédie ce voyage à Masse-sa-Chaussette de Tinos, parti depuis au paradis des chats…

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Donc Tinos. Tinos et ses incroyables, innombrables, magnifiques, exceptionnels pigeonniers !

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Tinos et ses αλώνια (alonia, aires de battage) dont beaucoup beaucoup sont proprement bâtis (peut-être parce que placés sur des bords de terrasses)

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Tinos et ses chapelles et églises, innombrables, elles aussi…

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J’y vas-t-y ou j’y vas-t-y pas ?

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Dans ce théâtre Guignol si mystique, Madelon, ou encore « Mère La Grogne », même si, bon, je ne suis pas spécialement râleuse (et gaffe à qui dira le contraire) (merci Claude !)

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Tinos et ses villages du sud, accrochés à flanc de montagne (ouiii, bon, je le concède, à flanc de grosses grosses collines, mais pentues quoiqu’il en soit)

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Tinos et sa flore

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Tinos et notre premier concert, 2ème partie, un groupe crétois absolument scotchant, avec un rizitiko* a cappella du type qui joue de la krousta* absolument renversant de beauté

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Ma batterie de Lumix était en bout de course, je n’ai même pas pu enregistrer un peu, mais j’ai réussi à trouver un concert en live dans une taverne de ces trois-là que je pose en lien au-dessous (avec les gens qui dansent et la prise de son foireuse, pas du tout l’atmosphère sage et attentive du concert, mais on a comme ça toute l’ambiance de ce qu’est vraiment un concert de musique grecque en Grèce : la beauté, l’art, la joie de vivre et la participation)

Et pour moi, qui vis dans une île des Cyclades mais loin de la mer, avec juste un petit triangle bleu là-bas tout au fond de ma vallée, me retrouver sur la terrasse de Claude, avec Délos en horizon et la mer à perte de vue (déchainée ces jours de vent), rien que cela m’aurait satisfaite ! (bon, là elle n’était pas encore déchaînée, et Delos était encore visible. Mais dès le lendemain, tout semblait beaucoup plus lointain, et les blancs moutons couvraient la grande bleue en troupeaux agités)

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Et tout ça rien que le jour de mon arrivée…

*rizitiko : en anglais, ce que sont les rizitika crétois

*krousta : percussions

Suite au prochain épisode !!!

40 thoughts on “Les Chats de Syros en vacances à Tinos, première journée.

    • et il y en a d’autres, d’autres jours, sans compter tous ceux qui sont hors portée du lumix, tous ceux que j’ai pas vus, ou photographiés… tinos ? des pigeonniers et des églises ! mais pas que. je te dis, j’en étais émue de regarder vers le « bas », un vrai ravin, une vraie altitude, des vraies falaises, et être congelée par de vrais nuages de basse altitude. là, je suis en train de cuire dans ma maison, pourtant entièrement dans la pénombre, et j’ose pas mettre le pied dehors.

  1. La voisine denface ne sait plus que dire tant elle est confusionnée et émue, merci ma belle, merci Sylvie. (Quant aux pigeonniers, je les partage volontiers avec qui saura les – et me – trouver !)

    • c’est pas compliqué, sans toi et tout ce que tu as fait pour que ces vacances adviennent, et se passent idéalement bien, j’aurais ajouté encore des mois et peut-être des années à mon séjour dans ma cage paradisiaque. donc merci à toi, infiniment.

  2. Que j’ai aimé suivre ton regard et les mots s’ensuivant… Tout pareil sauf que ma 1ère fois, c’était ma 1ère fois dans les Cyclades. Tu imagines la claque.
    Depuis, j’ai vu Syros en vrai.
    Quelle chance insolente d’avoir des amies ici !

    • ah oui, j’imagine la claque ! et j’imagine que tu vois dans ce que j’ai vu ce que tu vois là tout de suite, au moins en partie. et j’espère qu’on aura mille occasions futures de reconstituer cette fine équipe du port d’Ermoupoli… vraiment heureuse de t’avoir rencontrée, là aussi merci claude !

  3. Heureuse de découvrir Tinos à travers un autre oeil, une autre expression… que celle de Claude la secrète. Comme quoi, la photo, y’a pas… c’est de l’art… ça exprime ce qu’on ressent profondément… c’est une quête esthétique et chacun a la sienne. La tienne s’accompagne d’un récit enthousiaste et enthousiasmant.. C’est fou d’ailleurs car je n’aurais jamais imaginé, si tu n’avais pas eu la chance d’aller à Tinos, que des îles grecques pourtant si proches l’une de l’autre puissent être si différentes… Tout ça à cause d’un doigt de Zeus (ou de Jupiter ?) …
    J’espère que ces 5 jours t’ont redonné de l’énergie positive pour l’avenir.

    • oui, ça m’a fait du bien, même si le retour dans la cage n’a pas été facile (la petite mikroulette m’a attendue pour rendre sa petite âme). le doigt de zeus est très farceur (je copie un truc sur internet : « Selon la mythologie grecque, Poséidon, dieu des mers, a fait surgir d’un coup de trident cette île (Délos) et celles qui l’entourent formant ainsi les Cyclades, des îles mobiles. Afin de permettre à sa concubine Léto de donner naissance à ses jumeaux, Poséidon a ensuite immobilisé Délos, où sont nés Apollon et Artémis »). mon garde chats m’avait précédée sur tinos, et lui ne connaissait aucune autre île des cyclades et ne connaissait que syros, et lui aussi était complètement fasciné par cette différence. en fait chaque île des cyclades est très très particulière, pour tout, la géologie, l’histoire, la population, l’architecture, et même la faune et la flore. bref, chaque île est un univers en soi. et c’est ça qui est merveilleux, mais aussi excessivement fragile dans un monde qui cherche à standardiser parce que tant de gens pètent les plombs dès qu’ils abordent un univers inconnu… alors c’est très exactement ça qu’il faut chérir et chercher mordicus à protéger. je suis devenue insulariste en plus de régionaliste !!!

    • c’est juste ça, claude la secrète, qui ne livre que des bouts sublimes de son île, passés au tamis de son exigence et de son art.

  4. Je savoure chaque mot, en pestant , car il s’en fallait d’un iota, d’un dérangement intestinal et d’un genou foireux pour que j’aille faire un tour à Tinos la semaine dernière… je ne connais donc de Feggari que ses photos ( j’ignorais même son prénom), ce qui est déjà une chance que j’apprécie, et je découvre maintenant grâce à Claire, ce blog des « chatsdesyros » que je viens de lire avec joie ! Heureuses les filles des îles ! du moins sages…. je vous envoie à toutes des bises très iodées du côté de l’Atlantique et de mon beau Bassin, avant qu’il ne soit complètement défiguré par l’assaut des touristes.

    • maudit soit le iota !!!! ;-)
      question touristes, je te jure que rien n’est comparable aux millions de touristes qui viennent ici, totalement indifférents à la situation des grecs, donc juste exploiteurs jouisseurs narcissiques, louant la gentillesse des gens et leur bouffe, sans aucune idée de comment ils survivent les 10 autres mois dans cette « crise » qui fait système depuis 10 ans. je cite slate, un article à lire (le nuage de criquets) : « La Grèce attend près de trente-deux millions de touristes cette année, plus qu’aucune autre année enregistrée jusqu’à présent. » pour une population de 11 millions d’ahbitants tous catastrophés depuis une décennie.
      donc respect à toutes et tous ceux qui avant de venir ici ou ailleurs en grèce prennent la peine de s’informer, toi y compris ;-)

  5. J’attendais avec impatience, et ce soir, voilà… Merci… !

    Même si l’hommage au petit Masse sa chaussette, tellement minuscule, m’a remplie de tristesse…

    Et ta remarque sur le régionalisme, sur « les mondes inconnus » qu’il faut protéger, ça m’a fait penser à ce billet lu récemment :

    http://cqfd-journal.org/Glottophobie-Une-xenophobie-qui-s

    C’est simple, j’aime la différence.

    • itou. et plus ça se différencie, plus j’aime. très bien cet article, très intéressant, je cite : « La glottophobie est exercée partout autour de nous au quotidien. Quand des comédiens ou des journalistes ne trouvent pas de travail, car ils ont un accent du Midi ou d’ailleurs, quand il est interdit d’utiliser une autre langue que le français pour avoir accès à ses droits auprès d’une administration française, comme à Mayotte où peu de Français parlent français, quand des enfants se font humilier à l’école à cause de leur façon de parler, tel cet enfant algérien tout juste arrivé à qui la maîtresse interdit de prononcer le « h » de son prénom Ahmed, quand on sous-titre quasi systématiquement des francophones africains à la télévision car on considère qu’ils parlent forcément « mal »… Il faut également souligner le mépris qu’on porte aux langues que l’on désigne sous les noms de « dialectes », de « patois », ou de « wesh wesh », et l’exclusion du débat démocratique des personnes qui ne détiennent pas le français standard. » ça me fait penser aussi au fait que dans les pays francophones, la suisse n’est jamais mentionnée. et aussi au fait que, dans les zones où des populations sont massivement non francophones en langue maternelle, on soit infoutus d’enseigner le français comme une langue seconde, ce qu’elle est objectivement. on prend pour acquis que les enfants apprennent par magie, par contagion une langue qui n’est parlée ni dans les quartiers ni par la famille (faut lire les réactions indignées quand je fais mention de cet état de fait sur FB) et du coup, on crée des inégalités linguistiques à la racine des apprentissages. j’ai non seulement été en observation dans des classes où 24 des 26 élèves n’étaient pas francophones, parlaient une autre langue à la maison, et ne comprenaient pas un mot des consignes de travail et dans le fond un mot de ce qu’on leur voulait, mais j’ai moi-même fait l’expérience, avec mon grec au même stade que leur français, d’essayer d’utiliser des manuels de grec pour le primaire. eh bien, pour des exercices « simples » comme « soulignez en rouge le groupe verbal », rien que ça, c’est une heure sur le dico à traduire : soulignez, verbe, impératif, signification et etc. pour tous les mots, pour ensuite les mettre ensemble pour comprendre la phrase pour ensuite comprendre la consigne. donc j’ai laissé tomber les manuels de grec langue maternelle. mais dire aux profs : enseignez le français comme du FLE, c’est comme si on les insultait. alors que ça me semble du simple bon sens.

    • des centaines et des centaines… paraît que ce sont les vénitiens qui ont commencé, c’était un signe de richesse, et dès qu’ils sont partis, tout le monde s’est construit le sien. certains sont de la dentelle ! ça me fait penser à la mode des tours en toscane, tu sais. à san giminiano, il en reste 13, mais il y en a eu 75 !!! nèviorque au quattrocento !!

  6. Hello Zozefine,

    Si on m’avait bien dit, il y a bien longtemps, que cette île oubliée des touristes, où un destin contraire (sûrement un coup des habitants de l’Olympe !) m’avait conduite, se rappellerait à moi, bien des années plus tard, grace à la magie d’une technologie inconcevable à l’epoque…

    Tinos, dans mes souvenirs, c’est un meltem tellement fort qu’il nous a longtemps empêchés d’accoster. Mais c’est aussi un manque d’eau potable ( l’ile était approvisionnée par bateau citerne) qui faisait qu’elle était coupée tous les jours pendant plusieurs heures et moi qui avait eu la « bonne » idée de tomber malade ( peut-être d’ailleurs à cause d’une eau non potable)… Galère…

    Je n’ai pas vu les pigeonniers mais je me rappelle du sanctuaire où se rendaient les pèlerins, gravissant à genoux , la rue très pentue qui y menait.
    Et puis aussi les poulpes qui séchaient sur des fils. Et oui, bien sûr, Delos, à l’horizon.

    Souvenirs, souvenirs… Merci de m’avoir rappelé ce bel été grec 🙂

    • merci pour ton commentaire. tu m’étonnes à propos de l’eau sur tinos : tu es certaine que tu ne confonds pas les îles, syros en particulier, où effectivement il n’y a pas d’eaau, qui arrive en grande partie par containers depuis le continent ? dans l’antiquité, tinos s’appelait YDROUSSA, riche en eau, et c’est évident partout sur l’île. la sécheresse actuelle est actuelle justement (et on prie pour qu’elle s’arrête vite vite vite), mais sinon, beaucoup de sources, de ruisseaux, de paludes, et omniprésence de l’agriculture, à tel point qu’on a parfois l’impression de regarder des rizières chinoises. et en plus, si tu n’as pas vu de pigeonniers (il y en a partout, des centaines), soit tu n’es pas sortie de xhora, soit tu confonds… mais le vent, ça c’est clair, il y en a beaucoup, c’est même le lieu de résidence d’EOLE !!! (mais on m’a dit qu’il y a pire, comme patmos, même si on peut en douter). le dernier jour, Claude m’a amenée au sanctuaire à l’icône miraculeuse, avec ce loooooong boulevard en pente et un tapis aménagé sur le bord de la chaussée pour que les gens puissent gravir leur golgotha en toute sécurité… ça c’est pour le dernier post sur mon petit voyage !

      • Non, non je ne confonds pas ! 🙂

        Effectivement étant donné que j’étais malade nous n’avons pu nous déplacer et ne sommes restés que 2 nuits. Nous avions aboutis « par hasard » sur Tinos. N’ayant trouvé aucun hébergement sur Myconos nous avons pris le 1er ferry en partance et il partait pour Tinos.
        Cette année là, même pour la Grèce, cela avait été une année caniculaire d’ou je pense la pénurie d’eau et le rationnement.
        Je chercherai des photos et je te les enverrai par mail.😉

        • Trouvé sur Wikipédia

          https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Tinos

          Je cite :

          « L’eau est abondante sur Tinos, contrairement aux autres Cyclades…Tinos fait pourtant partie des îles des Cyclades qui ne sont pas autosuffisantes en eau. Elle reçoit de l’eau tous les ans (et surtout l’été à cause de la saison touristique) depuis le port du Laurion en Attique, pour un coût moyen de 8,30 € le mètre cube. »

          Donc si je retrouve à Tinos un jour pour voir les magnifiques pigeonniers il ne faudra pas que je retombe malade…😉

  7. De retour d’une virée en Haute-Normandie je découvre avec bonheur ton billet. Merci pour la balade avec son et lumière ! A propos du son quand tu dis que la batterie de ton Lumix est « en bout de course » ça veut dire qu’elle est naze et donc plus rechargeable ou bien ? Parce que ça coûte un brin ces trucs là non ?
    Ce mini break que tu as pu t’offrir (merci Claude, merci au cat sitter !) me fait doublement plaisir pour toi : et d’une tu te ressources un peu, et de deux tu vis POUR TOI, avant tout. Ce qui n’est quand même pas volé ! Et puis, cerise sur le cake, ton reportage-photo qui est un plaisir des yeux, comme dab’ !

    Alors encore merci à Sa Majesté.

    • merci à toi mon zuzule ! pour ton commentaire et le reste.
      oui, la batterie tient une journée grand max, et encore s’il fait pas froid, ni humide. c’est comme ça, ça m’oblige à plus de modération (plus de 500 photos en 5 jours, donc a priori je suis immodérée) (mais tu le sais) (même si je vis dans une grande « simplicité » d’ailleurs). mais j’en ai fait beaucoup après l’avoir vigoureusement et longuement frottée sur la cuisse pas de nymphe, donc il me reste toujours un petit chouïa de jus pour « ah celle-là, je DOIS me la faire ! »
      contente que tu aies aimé te balader avec moi (et claude) sur tinos. la suite à venir.

    • Pardon si j’insiste un peu lourdement mais peut-on envisager l’achat d’une batterie neuve ? Si oui as-tu une idée du niveau de dépense que ça engage ? S’il te plaît laisse ta pudeur dans ta poche et dis-moi. En ce qui me concerne je m’engage à te donner un coup de pouce supplémentaire au cas où.
      Ok ?
      Je t’embrasse.

      ZZ

      • mon zuzule, j’adore quand tu insistes ! à la fnac c’est 12,99 (j’aime ce 0,99€). c’est ça : lumix DMC-LX2, mais c’est toujours toujours la croix et la bannière de se faire livrer par ces grosses boîtes en grèce – en plus que pour moi, c’est seulement par PP ou virement bancaire. d’où ma procrastination et parfois même mon renoncement. pour la liseuse, je l’ai commandée à athènes (avec 24% de TVA les salopards), tellement en commander une ailleurs était kafkaïen.
        tu vois ?
        moi aussi je t’embrasse très fort
        laRdC

    • oui, c’est syros qui a droit aux tankers. mais à ma connaissance pas tinos. note, peut-être qu’ulyssane y est passée une année particuièrement sèche ?

      • En fait je crois avoir trouvé la raison de notre « désaccord » ;)

        Apparemment depuis 2012 Tinos a une usine pour désaliniser l’eau de mer ! Or mon voyage et l’article de reférence de Wiki sont antérieurs à cette date.

        The Cycladic islands of Amorgos, Koufonisia, Kimolos, Irakleia, Schinousa, Folegandros, Tinos, Sikinos, Thirasia, Donousa and Milos are supplied water by the Athens Water Company (EYDAP). It is shipped in tankers from the port of Lavrion.

        http://www.ekathimerini.com/58955/article/ekathimerini/news/island-water-bill-keeps-rising

        The only way the islands can be independent, he said, would be to acquire their own desalination units. A few Aegean islands, like Mykonos and Santorini, have such plants, but others are building their own.
        « We hope to get a plant set up within the month, » said Rafael Moraitis, the sub-prefect of Tinos

        https://www.nytimes.com/2007/08/03/world/europe/03iht-dry.4.6976449.html

        The demonstration plant that is presented in this paper was installed at Agios Fokas area, Tinos Island in Greece in October 2012 and has been operated regularly since January 2013. The plant has the capacity to treat over 200 tons of brine per year.

        https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/19443994.2014.933621?src=recsys&journalCode=tdwt20

        • Je voulais écrire « depuis AU MOINS 2012 » puisque le « sous-prefet » de Tinos parlait d’une 1ère construction en 2007. Je présume qu’il n’y en a pas qu’une seule.

          • à syros, on a de tout : des puits très profonds, jusqu’à 120m, des tankers qui viennent du continent (et accostent à agathopes si je ne m’abuse) et une ou des unité(s) de désalinisation. la mère de proprio vit à vari, et son eau est désalinisée, dégueu quoi, et donc mon proprio vient régulièrement ici (eau de puits) pour remplir des jerricans.

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