Libellules « percheurs » et SOMMEIL

La libellule LGBT n’en est pas une… J’ai adressé ma question au site des super entomologues hyper cracks qui déterminent tout et savent tout.  Pour voir la totalité de la conversation, suivre ce lien : insecte.org : libellule LGBT ?

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Mais pour nous résumer, il y a des libellules « percheurs » et des libellules « patrouilleurs ». Je copie des bouts de réponses :

« On peut dire qu’il y a deux principaux types de comportement, ceux qui patrouillent en permanence sur une zone à la poursuite d’insectes (les patrouilleurs) et ceux qui sont posés sur un support (les percheurs) et qui décollent pour attraper un insecte passant à proximité. » … « J’ai constaté plusieurs fois que des « percheurs », une fois qu’ils on trouvé un perchoir, reviennent continuellement au même perchoir, même s’il y en a d’autres à proximité. Ce qui permet parfois de les attendre, appareil en main, à proximité du perchoir. » … « Un odonate peut rester longtemps sur le même support en faisant de très nombreux vols aller-retour, tant qu’il n’est pas dérangé ou chassé par un autre mâle ou prédateur il reste sur ce même poste d’observation. Normalement ces envols correspondent à des attaques sur des insectes qui sont très petits et difficiles à apercevoir pour nous, voire même impossible à voir. »

Ma dernière question sur le forum (avec de grandes chances de me faire envoyer dans les roses, mais bon, on se refait pas) :

Qu’est ce qui détermine le caractère « percheur » ou « patrouilleur », si on le sait, au moins une hypothèse plausible. Est-ce que c’est un caractère génétique (des libellules naissent percheurs, et vont chercher un biotope qui correspond à ce caractère), acquis (les libellules s’adaptent et se « lient » à un biotope : là où il y a de quoi se percher, elles se perchent préférentiellement et durablement et ne sont jamais « patrouilleur ») ou ce n’est pas un « caractère », juste une stratégie de chasse, et les libellules sont les deux par opportunisme, et percheurs et patrouilleurs, au fur et à mesure de leurs déplacements et/ou de la modification du biotope ?


Le sommeil

Enfin, le SOMMEIL…Car qui n’a pas de problème pour (s’en)dormir et n’envie pas l’abandon d’une belle au sommeil… ?

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J’ai toujours des problèmes après la lecture du soir pour m’endormir et glisser dans le 1er sommeil, ou pour me rendormir après le(s) pipi(s) nocturne(s). Dans la tête, ça turbine. Genre de pensée qui me coûte des heures à me tourner dans tous les sens : « Que deviendront mes bêtes à ma mort ? »… Un GRAND classique des gens à animaux.

Alors j’ai tout essayé, et il y a des « trucs » qui marchent vraiment bien – par exemple, en 1er lieu (mais ça c’est valable pour TOUS les trucs, autant que l’obscurité ou le silence – le silence à tel point que je peux parfois m’enfiler des no-tone dans les oreilles, pour être sûre de ne rien entendre, alors que je vis à Nowhere-sous-Chroussa), penser à tout lâcher au niveau de la mâchoire, qui, chez moi, est toujours très tendue : parfois je me surprends la tête sur l’oreiller à serrer les dents comme une folle. Une fois bien molle de la mâchoire et même un peu bavante, je fonce (mentalement) à mes doigts de pied, et je commence à les parcourir dessus, dessous, sur les côtés (le petit du milieu est le plus difficile à auto-percevoir), un pied, puis l’autre. Ensuite, je commence à penser le reste du pied, puis l’autre, j’imagine la peau, les muscles, les tendons, les os, et une fois finis les deux pieds, je continue à remonter. Pour dire l’efficacité de la chose, je ne suis jamais arrivée au-dessus des genoux…

Le problème, c’est que je me lasse, je suppose surtout parce que je déteste les routines. Alors récemment (mais j’ai déjà eu largement le temps d’expérimenter la chose), j’ai découvert un autre « truc », et qui marche tellement bien que ça fait peur. En résumé, et les majuscules sont importantes : SOMMEIL. Au début, je pratiquais avec ARBRE, mais ce mot me renvoyait trop facilement à mes colères chroniques contre les humains dans leurs rapports à nos sages immobiles et contemplatifs. Donc autant utiliser le vrai objet du « truc », le mot SOMMEIL. Donc je m’installe le mieux possible (dans mon cas, de côté, un peu la position de la femme enceinte, un oreiller qui me cale bien le cou et la tête et un autre, tellement essentiel que je ne peux pas dormir sans, contre le ventre, et qui me cale de manière à ce que je « tombe » pas sur le ventre et que je n’aie aucun effort avec la jambe pliée pour me retenir). Et sur le drap, juste devant l’oreiller, je commence à écrire avec l’index le mot SOMMEIL en majuscules. Mais attention, millimètre par millimètre, très lentement et consciencieusement. Je forme le S, puis je le « recouvre » avec le O, et, palimpseste narcotique, je ne suis jamais arrivée à la deuxième jambe du M.

Et ça marche incroyablement bien, et ça marche même pour les rendormissements après pipi(s) nocturne(s)*. Quand ça rate, c’est drôle, je me demande si j’ai fini ou non d’écrire telle lettre, mais le fait de me le demander me montre et que c’est raté, qu’il faut recommencer ce palimpseste narcotique, mais aussi que le sommeil a été induit à un moment donné. Et pendant l’écriture, je me concentre vraiment très fort  sur ce que je fais, je pense « sommeil » mais aussi formation de la lettre, avec cette attention flottante propice aux décollages.

Voilà, c’est tout ! Et puis, comme on se souhaite ici : KALO MINA (bon mois… je vous dis pas les salutations un lundi matin 1er janvier : bonne année, bon mois, bonne semaine, bonne journée !)

*Inutile de préciser qu’en cas de (re)dodo difficile, il est absolument déconseillé de regarder sa montre pour constater qu’on n’a plus que tant d’heures de sommeil.

10 thoughts on “Libellules « percheurs » et SOMMEIL

  1. Passionnant et merci pour les conseils pour l’endormissement, même si j’ai rarement ce problème au coucher, mais je l’ai assez souvent au milieu de la nuit. J’avais essayé la première méthode, impossible d’arriver à me concentrer suffisamment, je vais réessayer et essayer la deuxième à l’occasion (en ce moment pas de souci avec le médoc du soir ;-))

    • l’avantage de mes « trucs » c’est qu’ils sont sans effet toxique sur l’organisme. je pense qu’il s’agit d’une forme d’auto-hypnose, chaque lettre, enfin, chaque millimètre d’écriture faisant comme un palier supplémentaire vers, dans le sommeil. c’est une hypothèse mais ça me semble plausible. j’avais une fois téléchargé un petit truc d’auto-hypnose avec des phrases inductrices genre « imaginez une plage de sable tiède et les vagues vous lèchent doucement la plante des pieds » mais ça marchait pas du tout ;-) expérience trop banale pour une insulaire des cyclades ?
      en fait il faut à la fois laisser « couler » les pensées parasites et se concentrer, se focaliser sur le dessin des lettres.

  2. Hello,

    En voilà des techniques originales et garanties sans accoutumance pour vaincre les insomnies ! On aurait pu penser qu’a défaut de compter les moutons toi tu comptais les chats…☺️

    Plus sérieusement je réagis à cette remarque :

     » …penser à tout lâcher au niveau de la mâchoire, qui, chez moi, est toujours très tendue : parfois je me surprends la tête sur l’oreiller à serrer les dents comme une folle. »

    Sais-tu qu’en France la Sécurité Sociale prend entièrement en charge la « gouttière dentaire », un petit appareil que l’on met la nuit pour empêcher de serrer les dents.
    Il y a quelques années j’avais découvert qu’aux USA c’était « la grande tendance » et désormais en France les dentistes en font la promotion.
    Deux dentistes de ma connaissance m’ont assuré qu’ils ne pouvaient s’en passer pour dormir car une mâchoire contractée crée des contractions musculaires et peut entraîner les grincements de dents nocturnes ( le bruxisme).

    Voilà c’était la minute savante 😉

    C’est un peu tôt pour te souhaiter bonne nuit alors bonne fin de journée

    • salut ulyssane, contente de te lire

      ah, la gouttière dentaire ! rien que l’idée de s’appareiller pour dormir me semble horriblement inconfortable !! je ne crois pas que je grince des dents, en fait. mais c’est vrai aussi que je n’ai plus grand-chose à grincer, question dents ;-)))))))))))

      eh non, je ne compte pas les chats ! j’écris sommeil… je trouve quelque part plus logique. chaque étape de la plongée dans ce sommeil efface la lettre précédente, mais la plupart de temps, j’en reste à SO… so so…

  3. Mince, j’avais fait un commentaire… et pffff… c’est gogol qui a encore merdé ! Mais la nuit prochaine, j’essaie le coup d’écrire SOMMEIL (de la main gauche car je dors côté droit… ) car la relaxation ou « scan corporel », ça ne marche pas des masses chez moi… mon esprit sautillant à droite et à gauche assez vite, ou alors se remettant à ruminer sur mon idée fixe du moment…

    • je crois que c’est une sorte d’auto-hypnose. cette nuit, multiples réveils pipis, chats faisant des bêtises, chaque fois ça a marché, j’ai jamais réussi à boucler le O. il faut pas s’empêcher de penser à ses soucis, mais les laisser passer et se concentrer sur ton palimpseste narcotique, et plus tu « écris » lentement, mieux c’est

  4. Oui, en fait, on fait pareil dans la méditation : on se concentre sur sa respiration, puis on fait scan corporel et quand on a des idées ou des soucis qui arrivent, on ne s’empêche pas d’y penser, on ramène gentiment sa concentration sur la respiration… moi j’en suis encore à m’engueuler quand je me surprends en train de gambader ;)

    • je pense plus à l’auto-hypnose qu’à la méditation. cette nuit j’ai de nouveau « pratiqué » dans le stress total, et, en tout cas pour moi, ça marche incroyablement bien. mais faut dire que je m’engueule rarement ;-))))))))))))

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