Après un si long silence…

Des photos commentées – pour me faire pardonner ?????  ;-)

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Avant, un petit texte d’explication écrit pendant ma Grande Panne Internetienne (10 jours sans modem, donc sans téléphone. Les techniciens de l’OTE ont fini par venir après que j’ai menacé de m’installer dans leur bureau avec bouffe, boisson et sac de couchage, pour me dire que c’était la partie du câble dont ils n’étaient pas responsables qui était naze. Donc mon habituel sauveur, Mark l’irlandais, est venu, a vu, a résolu en 10′ montre en main le problème. Bon, 10 jours sans GAFAM* c’est pas la mer à boire, me direz vous, mais dans ma situation d’isolement, et surtout sans téléphone, sans radio, c’est tout de même assez pénible. Heureusement, le très cher ami Pow-Wow, entre autres choses, m’avait envoyé une 10aine de DVD avec sur chacun 5 ou 6 films, aucune prise de tête, juste des trucs sympas, des comédies, de la SF, les Deschiens, et donc j’ai profité de cet été en automne pour bien bricoler, mais aussi passer des soirées à me marrer avant de dormir des 9-10h chaque nuit…)

*GAFAM = Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft

26 septembre : Rien de tel qu’un Internet en panne, et avec ce système idiot d’un routeur-pour-tout qui est celui qu’on nous impose alors pas de téléphone non plus, pour se retrouver à devoir décider, faute de France-Culture en arrière-fond : je me lance dans le choix d’un CD ? Ou, tant pis, je me mets un film sur DVD, juste le son, parce que j’ai réalisé que ce qui me manque vraiment, dans cette solitude et cet isolement quotidiens, c’est la voix humaine ?

Et puis non, pour l’instant, je ne décide rien, j’essaie de signaler la panne : j’ai fait le 13888  sur mon minuscule cellulaire à 19€; faute de comprendre la démarche en grec pour sélectionner dans l’arborescence les bonnes touches 1, ou 2, ou 3 ou…ou…, il y a une marche à suivre en anglais. La 1ère fois, j’ai écouté la muzak au mètre sagement assise pendant 10′. Ensuite, idem, mais le cellulaire dans la poche kangourou de ma salopette du matin en automne, là j’entendais très vaguement la musak (pas de haut-parleur sur ce truc) et j’ai eu le temps de balayer par terre dans toute la maison et faire la petite vaisselle : 18′.  Par prudence, j’ai mis le cellulaire sur chargeur, et j’en ai profité pour aller donner des soins à une petite tigrée adorablement mignonne que la mère rousse a installée avec ses 4 frères et sœurs devant la maison, en plein nord, en plein vent, en pleine pluie hier, les 4 l’air plutôt en forme, mais elle bien bien faiblarde : Augmentin, probiotic + lait maternisé. J’ai malheureusement peu d’espoir*, quand ces petits chatons commencent à dodeliner de la tête et à pousser de faibles cris, assis, un peu tassés sur eux-mêmes, alors qu’on ne voit absolument rien à signaler, c’est très mauvais signe.

*3 octobre : c’est la petite tigrée que Brigitte J. aimait bien (pour celles et ceux qui vont suivre les histoires des Chats de Syros sur Fesse de Bouc) : c’est bon, elle est toujours là, et semble sortie de sa mauvaisse passe.

Et maintenant, le temps que je décide d’ouvrir l’ordinateur, et de commencer cette page de blog hors connexion, cela fait 25′ que j’écoute cette muzak, qui, à cette distance poche kangourou-oreille, se limite à une sorte de zonzonnement zinzinulant avec de temps en temps une note de musique reconnaissable. Les 2 chiens sont couchés à mes pieds, et comme il fait de nouveau beau, pratiquement tous les chats sont dehors. Mais ça sent l’automne, le matin c’est la foule, et même s’ils devraient s’être habitués à juste des croquettes matinales, ils s’agitent en miaulant, font des S entre mes jambes, parfois des croche-pieds dans leur hâte à s’installer au meilleur endroit pour une petite gâterie éventuelle. Illusions, espoirs toujours déçus, mais les chats sont d’incroyables optimistes actifs, et ils vont faire « comme si » encore longtemps.

Mais… mais mais, eh oui, j’ai bien dit 2 chiens. Finalement, Roudi, le chien tellement sympathique et bon garçon et pacifique de Marinos, tellement abandonné à lui-même, a fini par trouver qu’attendre quelques croquettes chez lui quand je passais devant son coin était plus aléatoire que venir les manger ici. Et puis pas seulement la bouffe. C’est un chien profondément amical et social, et je crois que ces années à vivre dans l’étable avec un cheval et une ou des vaches, et dormir dans une mangeoire hors crottin et bouse, ont fini par lui peser. Cela s’est fait tout seul cet été, un soir il était là, je ne me voyais pas le mettre à la porte et garder Alitheia dedans, en plus il me faisait ce regard de chien battu plein de tendresse malgré toutes les avanies de la vie qui est, si vous avez un chien vous le savez, tout simplement irrésistible, pour autant qu’on ait un cœur.

Mes problèmes aigus de dos sont pour l’instant derrière moi, après des centaines d’euros d’examens, des heures de visite chez des toubibs, d’attente dans des salles bondées et surchauffées, atténués moyennant un peu de physiothérapie et surtout 1/2h  de marche tous les soirs, au crépuscule (ces douleurs m’ont purement et simplement salopé intégralement tout mon été, de début juin à début septembre – je ne suis allée à la plage… qu’UNE fois, tellement j’avais mal – et puis j’avoue que j’ai un peu peur après mon infarctus, c’est con, mais je me sens « en danger » dès que je suis loin de chez moi), et, bien sûr, j’y vais avec Alitheia et Roudi, et ils attendent cette balade très très impatiemment tous les soirs. Roudi est un peu flemmard (il a pris beaucoup de poids depuis qu’il habite ici, il faut dire qu’après des années à être nourri au pain trempé dans du jus, et encore, pas tous les jours, il a vite profité des calories supplémentaires) mais Alitheia me fait hurler de rire, elle court comme une dératée, prend ses virages à la corde, et adore notre jeu à toutes les deux : je fais pour semblant de partir à gauche quand en fait je vais à droite, elle, elle me précède en courant sur le « mauvais » chemin, moi je prends l’autre direction quand elle a le dos tourné, j’imagine que soudain elle se retourne et se dit : « Diantre, maman-chien ne me suit pas, vite vite vite rattrapons-la » et au bout d’un moment, j’entends son halètement et son tipitop tipitop sur la route, elle me dépasse et me bouscule presque, et continue sur sa lancée jusqu’au prochain virage… et après, elle revient verifer que je suis bien là, sur cette route-là…

Et comme compagnons de balade, il faut aussi compter sur Houdini, qui court très bien lui aussi, mais s’arrête toujours au niveau des poubelles (qu’il ne fait pas, je précise : juste il s’assied et nous attend), et Amabielle, qui nous utilise comme prétexte à errances de chat la nuit : parfois elle revient avec nous, mais parfois non, et je ne la revois que le matin.

Et pendant cette petite marche, ventre rentré, fesses serrées, j’écoute sur mon mp3 (merci encore Pow-Wow) les Essais de Montaigne (c’est tellement génial, une pensée tellement belle, fine voire astucieuse, et, c’est bête et anachronique à dire, mais moderne, grâce à un esprit d’observation digne d’un ethnologue et des connaissances livresques ahurissantes), j’ouvre grands les naseaux pour m’emplir d’odeurs de thym, de sauge, d’aiguilles de pin, de terre, et, alors que j’écoute d’une oreille sur l’écouteur toute cette sagesse et parfois même cet humour, de l’autre j’entends le vent, les grillons nocturnes, parfois, si on ne s’est pas mis en marche trop tard, la toute dernière cigale, mais si c’est nuit le souffle très très léger des ailes de la chouette qui vit dans les merveilleux arbres qui bordent cette route, et je me sens tout simplement infiniment privilégiée.

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Bon, reste que j’ai plusieurs mois de photos à écluser, ça sera fait en plusieurs posts !!

D’abord, la pêche au gros poussinet bat son plein, grâce au pare-soleil installé par Mark. En effet, cette façade plein sud (un avantage en hiver, grâce au chauffage solaire) que ce soit pour ma chambre ou dans les pièces réservées aux chats, devient un vrai four en été, insupportable. Il fallait imaginer un système à la fois efficace et très simple à défaire avant le début de la « mauvaise » saison. Donc Mark a posé de ce voilage vert que les gens utilisent pour recueillir les olives : ce n’est pas cher à l’achat, donc pas « dommage », c’est résistant au vent, et l’ombre portée sur les fenêtres et les portes (en particulier ma porte en plexiglas, redoutable en été) répond parfaitement à mes besoins. Mais du coup, c’est un hamac géant à chats, et ils adorent roupiller là-dedans, surtout mes pépères Le Gremlin et Lauranne.

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Les oies : tout va bien. Pas d’oeufs, et elles n’ont pas encore découvert leur belle maison d’hiver et de nid bricolée par Mark, mais ça viendra sûrement avec la période de ponte

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Bon, je connais des endroits plus sympas pour roupiller que sous ma bagnole, mais qui suis-je pour juger ?

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Martinoiselle, le petit miracle de jeune oie née après la mort du jars, adore se baigner. Chaque matin et chaque soir, je leur mets une bonne grosse laitue dans de l’eau fraîche changée tous les 2 jours, et ce truc en caoutchouc très grossier (qu’on utilise sur les chantiers pour transporter des gravats) leur sert de baignoire, de mangeoire et de buvoire… J’ai fait de chouettes petites vidéos de ces ablutions, faudra que je les monte !

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On a eu un jour rare, et pour dire, Fifis n’avait vu ça qu’une ou deux fois dans sa vie d’insulaire : un brouillard absolument londonien, certaines moments la visibilité était vraiment presque nulle, tout était trempé. En même temps, il faisait chaud, pas le moinde souffle de vent et surtout un silence total. Magique. Ce petit montage me fait rigoler, alors je le mets ici. Le chat gris au milieu, c’est Abousimbel, mon Joyeux Muscadet.

2019-09-19

Il y a des moments où les oies se mettent toutes à battre des ailes, en même temps, et ça fait VOUF VOUF VOUF, c’est un très très beau bruit. J’essaie de le mettre sur vidéo, mais ça se commande pas, et donc je n’en ai qu’un instant. Mais j’aimerais bien filmer ça.

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Quand je dis brouillard, c’était même par instants une vraie purée de pois…

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Marinos est enfin venu faire les foins. Début octobre… On a passé tout l’été, bien brûlant, bien sec, avec des graminées bien plus hautes que moi, totalement infranchissables (très urticantes), avec tous les risques d’incendie que cela  entraînait. Et maintenant qu’il fait humide la nuit, qu’il n’y a plus une graine pleine de bon miam-miam sur les plantes, ils ramassent ce foin qui n’est plus que de la fibre stérile. Bon, j’y connais rien, mais ça me semble quand même dommage. A moins que ce soit exprès, les graines se ressemant, assurant de ce fait les pousses au printemps prochain. En tout cas, maintenant que les balles de foin parsèment les champs alentour, les bêtes ont un nouveau terrain de balade, de chasse et de jeu et tout le monde y est depuis la fin de l’après midi jusqu’au lendemian matin. Après, il fait trop chaud (eh oui !! 29° un 3 octobre à midi. Même ici, c’est un peu exceptionnel). Alors je ne sais pas ce que les oies mangent, j’ai lu mille fois qu’elles sont strictement herbivores (et très difficiles en plus), mais j’ai bien l’impression qu’en tout cas ici, mes oies locales mangent aussi les escargots… comme Alitheia, qui se fait des festins avec ceux ayant passé l’été sur les plantes.

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Un des jobs d’Hercule de Mark a été de rendre vraiment waterproof et windproof le poulailler, mais aussi de reconstruire ce qui, dans le passé, a peut-être été une niche de chien, et qui l’an dernier a servi de nid aux oies, là même où j’ai trouvé une fois 36 oeufs et une autre fois 40… C’est pas encore le cas, je crois qu’elles n’y ont même pas mis une patte (je n’y vois aucune plume). Mais en tout cas, tout est prêt, propre, confortable et les 3 oies peuvent s’y abriter en même temps.

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Et pour finir ce premier petit post de blog après le Grand Silence, voilà quelques photos des yeux de Mélissa. Dont la couleur ocre, vous l’aurez compris, me fascine complètement…

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Pendant des années, elle a vécu dans le maquis : c’est une chatte très timide (bien que très bavarde) et qui a peur des autres chats, des chiens, des bruits, d’un peu tout. Je devais la nourrir loin de la maison, c’était un peu compliqué. Et puis cette année, pour une mystérieuse raison, elle a décidé de dormir dedans cet hiver, et de rester près de la maison depuis. Mais pour être sûre d’être en sécurité, elle vit en altitude, ne posant les pattes sur terre que pour d’ultra-rapides incursions dans la maison, hophophop quelques croquettes, un peu d’eau et on remonte ventre à terre sur un des filaos tout proches.

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Fin de ce post, en attendant ceux qui suivent… avec mon petit Krasu

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PS : mon Zulézim humain me fait remarquer que les pas fesse-de-bouquiens ne connaissent pas encore Roudi. Alors un petit rattrapage… C’est le chien de Marinos, qu’il a laissé totalement à l’abandon (mais totalement libre aussi). Je ferai un petit post sur lui, mais en attendant, voilà la bête… !

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En ce moment, je le soigne contre une double otite, et la partie nettoyage-antibio lui fait très très mal, inutile de dire. Mais il se laisse faire, tout en pleurant beaucoup, KÏAÏ KÏAÏ KÏAÏ…Alors Alitheia pleure avec lui, si les oies l’entendent elles cacardent en choeur, les chats s’affolent et l’entourent, bref, ça serait drôle s’il n’avait pas aussi mal. Et quand j’ai enfin fini, il reste comme ça, il ne bouge plus, il fait le mort, et il peut faire semblant très très longtemps. C’est un chouette chien, gentil, doux avec les chats et les chatons. On ne peut pas dire que c’est l’amour fou entre lui et Alitheia, c’est juste l’indifférence la plus totale, même quand on va se balader ensemble.

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11 thoughts on “Après un si long silence…

  1. Magnifique récit ! Que j’aime ton écriture… Tu devrais éditer… Dans le blog, tu ramasses quelques anecdotes et tu as un bouquin d’enfer !
    Tu devrais aussi te mettre en relation avec des étudiants étrangers d’écoles vétérinaires, tu pourrais les loger gratuitement (en aménageant une pièce décente vite fait bien fait) pour leur faire passer de bons moments de vacances dans ce pays merveilleux, et en échange, ils t’aideraient pour les animaux et de menus services et ce serait une présence aussi pour toi, pour dialoguer, et pour la sécurité… Je sens bien ça très faisable…
    Heureuse de te retrouver après tes périples informatiques : je connais, je n’y comprends pas beaucoup plus que toi, dès qu’un pet ne passe pas je suis perdue !!! (mdr)
    Heureuse aussi que mon petit chat préféré aille bien… Je vais penser à lui très fort pour lui transmettre de bonnes ondes.
    Heureuse que tu t’en sortes un peu, dans tous les sens du terme, en santé, sur le plan pratique…
    Merci pour ce rayon de soleil grec que tu fais entrer dans ma Picardie déjà très grise…
    Je t’embrasse bien fort.

    • pour les étudiants esstrangers : est-ce que tu réalises ce que tu dis avec ce « (en aménageant une pièce décente vite fait bien fait) » : vite fait bien fait, ça signifie du pognon, c’est tout simple. et j’en ai pas, et de toute façon, j’ai pas de pièce à aménager comme ça. et tout ça est foutraque, tu le sais bien, c’est une maison qui tend vers la ruine, mais lentement parce que je mets des rustines partout.
      et puis ce  » ils t’aideraient pour les animaux et de menus services et ce serait une présence aussi pour toi, pour dialoguer, et pour la sécurité… Je sens bien ça très faisable… » quelle horreur, rien que l’idée me glace d’angoisse. j’ai juste besoin de quelqu’unE qui s’occuperait des chiens, des chats et des oies pendant quelques jours en se glissant dans mes pénates, au pire en restant là juste la journée et en rentrant chez lui/elle la nuit (histoire de retrouver de l’eau chaude, et de pas dormir avec 10 chats sur le bide). mais c’est TOUT, j’ai pas envie de « dialoguer » avec des étudiants étrangers qui dormiraient chez moi, justement je suis pas sociable, pas comme ces (autres) dames à chats de l’île, les anglo-saxonnes pleines de pognon, et qui savent réseauter et bavarder comme des pros.

  2. Ce récit me semble suggérer que la récupération, après toutes ces difficultés de santé, est en bonne voie. La marche quotidienne c’est excellent en effet, particulièrement pour les douleurs dorsales (ma louloute connaît bien la question) mais toujours avec modération bien sûr.
    Je suppose que tu as présenté Roudi à tes followers fessebouciens parce que moi c’est la première fois que je lis son nom. On aura droit à une photo la prochaine fois je pense ?
    Allez ma reine porte-toi au mieux. Mille baisers affectueux.

    Jule

    • zule, j’ai fait un petit addendum au post suite à ta remarque…
      plus de commentaire sur les commentaires demain, là je suis un peu stressée par tout le travail du soir, en essayant de garder un petit moment de jour pour la balade… mais oups, il est 19h30, et il fait déjà bien bien nuit…

    • oui, comme j’ai dit à clo, je crois que je commence à récupérer, à jouir de mes coronaires débouchées – en tout cas, je m’explique mon manque d’appétence et d’énergie ces 2 dernières années par le fait que j’avais les coronaires bouchées et trop d’hypertension. pour la marche, je suis pas totalement certaine que ce soit bon pour le dos. pour le coeur oui, mais pour le dos, j’ai l’impression que ce sont plutôt mes étirements et bâillements de chat au lit le matin qui me font un bien fou, ça craque beaucoup, mais quelle impression de souplesse ensuite ! en fait, j’ai l’impression que marcher, bing bing bing sur les talons, ça tend plutôt à tasser les vertèbres et que ce dont j’ai besoin c’est plutôt de ce que fait un ostéo. moi aussi je t’embrasse très fort mon zule !

  3. Ah, ben ça faisait longtemps !!! Donc un chien, des oies, des chatons de plus… Je vois que Powounet continue à envoyer ses ondes positives par le biais de copies DVD. Et il me semble que tu as oublié le « travail à distance » de mon ami le guérisseur… Claude. Je vais lui dire que tu n’as plus mal dans le dos car il me demande souvent comment tu vas.
    Krasu est Kraquant et Mélissa est Mélicieuse ;)

    • J’ai oublié de te dire que tu n’as rien à te faire pardonner ! Il manquerait plus que ça… disait ma grand-mère. Tu fais comme tu veux, comme tu peux épicétou !
      Merci pour les photos de Roudi, il a l’air mignon comme tout.

      Je ne crois te l’avoir dit mais notre cadette, qui était jusqu’ici fleuriste, a décidé de ne plus faire que quelques piges alimentaires, pour s’inscrire à une formation d’éducatrice canin. Elle adore les chiens en fait, ça semble mieux lui convenir que les chats comme mode de relation moins à sens unique…

      • ah, c’est chouette pour ta cadette. mais c’est vraiment une erreur de penser que la relation est à sens unique avec les chats. en fait, je dirais, pour moi hein, qu’elle est beaucoup beaucoup névrotique, moins axée par la dépendance absolue comme celle du chien envers son maître, voire sa soumission. tu sais, dans le génial film KEDI, les chats d’istanbul, un des types (le pêcheur je crois) explique pourquoi les musulmans aiment les chats et pas les chiens (indépendamment de l’histoire de la chatte de mahomet), et je dois avouer que ce fut comme une révélation : un chat dont tu t’occupes reste toujours non pas ingrat mais libre face à tes bienfaits, car il sait que ce qu’il reçoit, c’est en fait d’allah qu’il le reçoit, c’est parce qu’allah utilise l’homme pour le nourrir et s’occuper de lui. par contre un chien t’adore toi, comme un dieu, ce qui est de l’idolâtrie…
        roudi est plus que mignon, c’est vraiment un brave toutou. bon, ça me simplifie pas la vie, comme tu peux imaginer !!

    • merci pour ton don, ma clo !!!
      et oui, j’ai oublié le boulot positivement ondulatoire de ton ami claude le guérisseur. désolée de ne pas l’avoir mentionné dans la liste des choses qui ont fini par faire la peau à ce mal de dos qui m’a vraiment salopé tout mon été, depuis juin. sans rire, je crois que le fait que je m’étire et bâille très longuement avant de me lever, comme un chat très très flemmard, c’est le truc qui achève de me faire du bien. et pourtant ces derniers temps je ne me suis pas ménagée, en bonne suisse je prépare l’hiver comme s’il devait durer 6 mois à -20°. mais avec les moyens d’une irlandaise pauvre et campagnarde du XIXème. et le dos tient bien, même à la 10aine ou 15aine de brouettes pleines de merdes desséchées par le soleil des chats, de cailloux, de brindilles et bûchettes ramassées autour de la maison, et déversées en bas de ma petite falaise. je me dis, c’est une hypothpse plausible, que ces dernières années, j’avais moins d’énergie simplement parce que j’avais des coronaires bouchées, et que maintenant je commence à sentir les effets positifs des stents et des médics…. et des bonnes ondes de ton copain !
      ah oui, krasu est un petit diablotin super kraquant, et mélissa tout à fait mélicieuse : franchement, tu as vu cette couleur d’yeux ?

      • A propos de « relation à sens unique » je voulais dire que c’est notre fille qui est sur ce mode relationnel avec son chat ! ;-)
        Il s’agit de Calypso le Chartreux sacré de Birmanie, magnifique animal, que nous avons eu « en nourrice » pendant plusieurs mois… auquel on s’était attaché d’ailleurs… bref. On ne le voit plus qu’épisodiquement maintenant.:-(

        • hahaha, j’adore le raccourci ethno-géo-culturel de ce kalypso – chartreux – birman…
          c’est clair que ces relations privilégiées avec UN animal (et totalement impossible avec 100, mais heureusement, je souffre encore de la mort de certains de mes chats « uniques », comme anaïs petittute morte il y a pourtant presque 20 ans…) donne de l’espèce une idée plutôt fausse, je pense – je dirais même que cela crée ce qui est en fait une chimère (au sens biologique). ces bêtes-là sont des bêtes culturelles, et largement fantasmées, pour leur plus grand bonheur (et dans le fond c’est essentiel). je me rappelle une enquête (hélas, j’ai jamais retrouvé la source sur le ouèbe) phonologique sur les émissions sonores des chats, leur « langage », comparant les émissions sonores de chats harets ou semi-harets (ma situation pour la majorité des chats) et des chats « uniques », genre chachat à sa maman/son papa. et c’était clair qu’à force d’interactions verbales avec le chat unique, celui-ci finissait par avoir un éventail d’expressions sonores mille fois plus développées que les chats (semi-)harets. en fait, j’ai certainement une relation également chimérique, pas avec les chats, mais avec les chiens : alitheia étant le 1er chien de ma vie, roudi et elle ne constituant pas une bande de chiens comparable, du point de vue éthologique, à ma bande de chats.

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