F’murrr

Je viens de traverser une période difficile. Pas drôle. Vraiment beaucoup de chats disparus, une bonne douzaine en à peine 2 semaines, dont mon Loulou d’âmour. Epidémie d’un coryza tueur, et foudroyant. Ce coryza a maintenant tué tous les chats un peu déficients immunitairement, il y a une pause dans le malheur, mais je veille, il suffit qu’un chat revienne porteur de cette saloperie et on aurait une nouvelle épidémie. Dans la maison, 3 + 1 chatons et leurs mamans-chattes, j’y reviendrai. Pas mal de chats sous traitement (Irini, la nouvelle vétérinaire est vraiment compétente, modeste, et m’a sauvé 3 ou 4 chats). Grosse éclaircie côté solidarité : j’ai posté un petit message sur FB, pour raconter combien j’avais été fauchée pendant les fêtes de Pâques locales, 0,25€ en poche après avoir râclé les fonds de tiroir et les dessous de siège de bagnole, et 5€ en banque. Mon repas de Pâques, pendant qu’ailleurs on se gavait ? Une plaque de choc à 1,32€ et deux bouteilles de bière blanche grecque à 1,28€ la bouteille. Et vent de solidarité, j’ai reçu plein de dons, dons dont je vous remercie infiniment, toutes celles et tous ceux qui ont réagi au quart de tour et qui m’ont permis ce faisant de tirer quelques bords agréables sur ma barquette précaire… jusqu’à la prochaine fois ! Mais j’arrêterai là ma complainte, car même si la situation est précaire et angoissante, je n’ai pas envie de plomber plus que nécessaire (pour ma survie) votre dimanche.

Donc parlons F’MURRR ! (et pour qui l’ignore, pauvre malheureuse/eux, F’murr est le père d’une BD de génie, faites juste « F’murrr » en recherche internet et regardez les images)… Continue reading

Giboulées mentales de mars…

Certains moments sont précieux dans cette vie bizarre qui m’a choisie plus que je ne l’ai choisie.  Esclaves de nos chats comme nous le sommes toutes et tous, nous savons que chaque chat est particulier, chaque chat a ce petit « truc » qui le rend unique, un petit « truc » qui nous manque tant à la disparition de la bête, et qu’on ne cesse de se remémorer. Et ce qui nous manque aussi, c’est ce que nous sommes avec tel chat particulier : par exemple, notre manière de dormir avec, ou de l’appeler par mille surnoms. En perdant un chat, c’est banal à dire, mais nous perdons également une partie de nous-mêmes, « l’Autre et moi » dans une relation particulière. Continue reading

Février des chats et l’amorce du printemps

Bien des angoisses en ce mois de février. J’ai cru perdre Gudrun et Zule. Et il faut ajouter les habituelles incertitudes propres à ma vie quotidienne peu ordinaire. Mais quelques rayons de soleil, un peu de chaleur, le spectacle constant de ces chats qui, quand ils vont bien, irradient la sérénité et un certain plaisir de vivre (voire un plaisir certain, visible) contrebalancent le poids de cette usure, de cette fatigue à mener ce petit esquif si fragile et qu’un rien vient mettre en péril.

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Chantal et ses chats

Je vais laisser Chantal raconter son histoire de chats. De chats de Syros, pour être exacte, et pour être géographiquement précise, de chats de Galissas. Quand elle m’a téléphoné cet été, alors que comme d’habitude j’étais noyée parmi les chats, je n’ai guère pu faire autre chose que la diriger vers l’association anglophone SyrosCats, dont je sais les administratrices tout à fait organisées pour ce genre de problèmes. Elles ont les informations, les connexions, et les gens. Moi pas.

Maintenant, la question de l’adoption.  Un des arguments pour NE PAS adopter des chats abandonnés, mais qui ne sont pas en danger immédiat de mort (donc pas malades, pas laissés totalement isolés au milieu de nulle part après le départ du touriste touché par le sort de « sa » ou « ses » bête(s), pas au bord d’une route passante, etc.) est une sorte de transposition du Loup et du Chien de La Fontaine : la liberté des grands espaces contre la croquette et le panier dans l’appartement sans jardin. La vie au grand air dans les embruns et l’aventure du quotidien contre le fauteuil confortable devant le chauffage pour le restant de ses jours. Continue reading

Année marrante pour toutes et tous !

Moi, j’aimerais que cette année soit marrante. Qu’elle laisse place au rire. Voire à quelques ricanements. Qu’elle fasse sourire souvent. C’est tout le mal que je vous souhaite, ainsi que les choses habituelles, la santé, l’amour et/ou l’affection, l’argent. L’espace et le temps de vivre. Des sens en alerte, la curiosité qui va avec. Au fond des tripes, le désir de justice, d’équité. La compassion dans tous les actes quotidiens. Continue reading