Chantal et ses chats

Je vais laisser Chantal raconter son histoire de chats. De chats de Syros, pour être exacte, et pour être géographiquement précise, de chats de Galissas. Quand elle m’a téléphoné cet été, alors que comme d’habitude j’étais noyée parmi les chats, je n’ai guère pu faire autre chose que la diriger vers l’association anglophone SyrosCats, dont je sais les administratrices tout à fait organisées pour ce genre de problèmes. Elles ont les informations, les connexions, et les gens. Moi pas.

Maintenant, la question de l’adoption.  Un des arguments pour NE PAS adopter des chats abandonnés, mais qui ne sont pas en danger immédiat de mort (donc pas malades, pas laissés totalement isolés au milieu de nulle part après le départ du touriste touché par le sort de « sa » ou « ses » bête(s), pas au bord d’une route passante, etc.) est une sorte de transposition du Loup et du Chien de La Fontaine : la liberté des grands espaces contre la croquette et le panier dans l’appartement sans jardin. La vie au grand air dans les embruns et l’aventure du quotidien contre le fauteuil confortable devant le chauffage pour le restant de ses jours. Continue reading

Année marrante pour toutes et tous !

Moi, j’aimerais que cette année soit marrante. Qu’elle laisse place au rire. Voire à quelques ricanements. Qu’elle fasse sourire souvent. C’est tout le mal que je vous souhaite, ainsi que les choses habituelles, la santé, l’amour et/ou l’affection, l’argent. L’espace et le temps de vivre. Des sens en alerte, la curiosité qui va avec. Au fond des tripes, le désir de justice, d’équité. La compassion dans tous les actes quotidiens. Continue reading

Job.E et les autres

L’hiver est arrivé. Oh, pour l’instant, c’est encore tout à fait supportable dans ma maison foutraque : en ce moment, la porte d’entrée côté sud est grande ouverte. Julie, un peu en bout de course, est couchée au soleil sur la planche qui nous sert de paillasson, Alitheia dort sur le « divan » dehors, et les chats sont répartis un peu partout, dedans et dehors, en sommeil après le repas du matin. Entre les repas, les soins, les petits repas spéciaux pour happy few, les nettoyages de pipis et cacas par terre ou dans la douche, changer le sable des caisses, préparer le feu du soir, faire la vaisselle, et surtout l’attention toute particulière à Myrto et Job.E, ça m’a pris 3 bonnes heures ! En cette période, rebelote le soir ! Mais globalement, je suis plutôt contente du résultat, et de toute façon je ne changerais de vie pour rien au monde. Avec un peu de fric en plus, ça serait plus facile, c’est tout. Continue reading

En attendant l’hiver

Cette période, comme toutes les autres, est pleine de tristesses et pleine de joies aussi. Mais je crois que pour tous les habitants des îles, ce qui la caractérise, c’est l’attente de l’hiver. Enfin, de ce qui accompagne cette saison de l’inconfort, la pluie. Pourtant, ce n’est pas faute de s’être préparés pratiquement et moralement à son arrivée, comme pour l’inciter à nous aider à vérifier que nos installations anti-froid et anti-pluie sont efficaces. A ces heures tôtives (4h50am), rien ne garantit que l’annonce par mon site météo habituel de la pluie lundi se révèlera faux. Mais en attendant, on attend. Continue reading

Vita (plus minusve) brevis…

La vie (plus ou moins) brève, celle des chats en particulier. Passer en revue mes photos est une vraie torture : tant de chats désormais disparus, retournés à la terre, dont le squelette gît quelque part par là, pas loin, mais soudain les voir si bien mis en valeur sur de (si possible) jolies images, encore tellement jouisseurs du présent, certains que j’avais oubliés (Vincent, comment ai-je pu t’oublier ?), ou dont j’avais oublié les noms (pardonne moi, Gentil Garçon, j’ai mis du temps à remettre un nom sur ta photo). Vies (b)rêves, elles sont passées, plus que moi pour m’en souvenir, et puis pfuitt, je disparaîtrai et avec moi les traces de chacune de ces petites planètes qui ont tourné là autour un jour. Et je réalise que non, pas tout à fait : elles resteront sur ce blog, avant qu’un grand tsunami internetien vienne nettoyer ce non-lieu qu’est le monde virtuel. Continue reading