Côté sud, les abris à chats-du-dehors, la petite forêt petite et le printemps

Je suis comme Idéfix, j’aime les arbres, je m’entends bien avec eux. Vivre à Syros, de ce point de vue, est une véritable frustration, et pure angoisse quand on commence à voir la côte nord depuis le ferry : pas UN arbre, rien de vertical, du buisson, de l’épineux, des lentisques, rien d’autre. Ah oui, et des cailloux, des rochers. Chaque fois, mon coeur se crispe: « Mais je suis dingue, qu’est-ce que je fais là ? ». Continuer la lecture

Les noms des chats.

Si je m’étais arrêtée à « Chatoune », « Chaton » ou « Minette », j’aurais été bien embêtée : « Minette Douze !», « Chaton Trente-Six ! ». Nommer les chats, c’est à la fois nécessaire et, comment dire, rituel et réel. Les nommer, c’est les admettre comme existant ici, avec les autres déjà nommés. C’est les identifier et les individualiser. Continuer la lecture

Riri, mon mariri

A cette heure, Riri doit être sur le billard. J’ai pris rendez-vous  spécialement avec Ghiorgos.  Au cabinet, deux vétos, Ghiorgos et Manolis, chacun ses défauts et ses qualités. Ghiorgos n’aime pas les chats, mais il a un diagnostic de grand ponte, et c’est un chirurgien hyper-doué. Je sentais que pour Riri, il fallait l’un et l’autre. Continuer la lecture

Le mystère de la touffe d’herbe

Dans le champ en contre-bas, qui est encore bien vert, et qui assure aux chats un immense terrain merveilleux, plein d’herbe et de buissons, dans lequel  jouer, se cacher, courir, dormir au soleil ou à l’ombre, et où Alithia peut chercher la baballe et fureter le nez au sol, des touffes très denses de graminées, encore jaunes de l’an passé, parsèment par dizaines le sol qui sera, dès mai, un véritable désert pierreux, dont la verdeur à peine passée semblera un pur rêve chlrorophyllien. Continuer la lecture