Des amis de France si lointaine pour certaines choses me font régulièrement baver en évoquant des nourritures terrestres introuvables ici, ou si, mais frustantes. Par exemple le fromage. Echange de mails sur les différentes saveurs du Brie noir ou de l’Epoisses. Pour une suisse ayant vécu en France et en Italie aussi, la question du fromage à Syros est une question douloureuse. Je me suis consolée l’autre jour avec deux petites boules de fromage de chèvre tout frais, que m’a apportées Marinos (je suis dingue de fromage frais de chèvre). Mais cela ne saurait véritablement combler mes fantasmes fromagers – il faut dire que je suis tout à fait végétarienne, et donc si certains compensent leurs frustrations gustatives avec de merveilleux produits de la mer, moi, c’est ceinture… Bref, c’est un caillou dans ma sandale.
Ces amis sont un peu sadiques, et il y a quelques temps, l’autre sujet d’échanges sur la nourriture concernait les asperges. Ah, les asperges. Je crois que j’ai essayé toutes les sortes avec toutes les manières de les cuire et de les déguster. Ma préférence toutefois et sans barguigner pour les longues, très minces et vertes asperges, qu’on peut manger en entier, et juste cuites al dente. Mais ici, à Syros, on oublie les asperges (de même les endives, et pas mal de légumes de ce genre). Continue reading