Côté sud, les abris à chats-du-dehors, la petite forêt petite et le printemps

Je suis comme Idéfix, j’aime les arbres, je m’entends bien avec eux. Vivre à Syros, de ce point de vue, est une véritable frustration, et pure angoisse quand on commence à voir la côte nord depuis le ferry : pas UN arbre, rien de vertical, du buisson, de l’épineux, des lentisques, rien d’autre. Ah oui, et des cailloux, des rochers. Chaque fois, mon coeur se crispe: « Mais je suis dingue, qu’est-ce que je fais là ? ». Continue reading

Petit quotidien

Il pleut. Quand il pleut, il pleut beaucoup beaucoup. Et quand il y a du vent en plus, il pleut horizontal. Et quand il pleut, les chats sont malheureux, et moi aussi. Là, Marcel est couché à gauche du clavier, Mélissa derrière l’écran, Houdini sur ma cuisse droite, et je partage ma chaise avec François. Continue reading

Les noms des chats.

Si je m’étais arrêtée à « Chatoune », « Chaton » ou « Minette », j’aurais été bien embêtée : « Minette Douze !», « Chaton Trente-Six ! ». Nommer les chats, c’est à la fois nécessaire et, comment dire, rituel et réel. Les nommer, c’est les admettre comme existant ici, avec les autres déjà nommés. C’est les identifier et les individualiser. Continue reading

Riri, mon mariri

A cette heure, Riri doit être sur le billard. J’ai pris rendez-vous  spécialement avec Ghiorgos.  Au cabinet, deux vétos, Ghiorgos et Manolis, chacun ses défauts et ses qualités. Ghiorgos n’aime pas les chats, mais il a un diagnostic de grand ponte, et c’est un chirurgien hyper-doué. Je sentais que pour Riri, il fallait l’un et l’autre. Continue reading

Samba

Vous le savez peut-être, j’ai un nouveau pensionnaire.

Baptisé Samba en hommage à ma petite Calypso tant aimée, morte il y a deux ans.

Ete 2006 Calypso Calypso

Samba, encore un abandonné, par des gens du coin qui avaient cinq chats, et qui ont tout simplement déménagé… en laissant leurs animaux sur place.

Alors que ses frères et sœurs sont probablement redevenus sauvages, et peut-être tout simplement morts, Samba a eu de la chance, il avait faim, donc il s’est rapproché des humains, en l’occurrence une dame qui avait déjà un chat, mais qui, m’a t-elle dit, ne pouvait pas s’occuper en plus de celui-là.

Alors, je ne suis pas aussi foldingue que Sylvie, je n’ai donc « que » quatre chats (et trois chiens, mais je rêve aussi d’un berger blanc suisse, parce que j’en ai connu un que j’aime toujours raide dingue).

Vic

Vic

Mais me direz-vous, il faut un début à tout … Le nombre de chats, chiens, et autres éclopés est-il une cause de divorce, à votre avis ?

Samba va mieux. Enfin disons qu’il s’humanise, qu’il s’adapte à cette maison de fous. Il dort sur le lit, à côté de Milou…

Le Milou

Milou

Et il réussit à passer à côté des (gros) chiens sans se carapater comme un gaga… Hier soir, il est monté sur la table, et a partagé le repas avec nous. C’est bon signe.

Et ce matin, à l’aube, je dormais profondément. Dans mon rêve, j’ai entendu un petit enfant crier « au secourrrrrrrs » … « au secooooooooooours… » Du coup, évidemment, réveillée en sursaut, j’ai ouvert l’oeil, et là, j’ai entendu Samba qui miaulait désespérement …

« Miaooooooooooouuuuuuu »….

Il devait se sentir seul. Ou alors, les chats ont peur du noir… ? Maman s’est levée et l’a pris dans ses bras, tout ronronnant…

Donc, ça y est, Samba fait partie de la famille, et j’ai un enfant de plus. C’est grave, docteur ?

SONY DSCSamba