Avant que l’hiver ne s’installe

Automne

Il est encore tôt lorsque le petit remue-ménage des chatons joueurs me réveille en délicatesse. Monostou dort dans le creux de mes genoux, Bizounours ronronne en continu en couronne sur ma tête, Polybelle est étendue dos à dos contre moi. Je les aime, mais ils me donnent chaud et mon ventilateur à pied, symbiote saisonnier, ne peut rien contre la chaleur dégagée par tous ces poils et ces corps affectueux. Le soleil éclaire l’autre versant de la vallée, il lui faudra encore un moment avant de taper sur la maison. J’ai « recalibré » mes heures de sommeil, et en me couchant plus tôt, avant minuit en tout cas, j’arrive à me réveiller seule, en bon état et tôt – pas très tôt, mais entre 6h et 7h. Continue reading

Des roux, des roses, des autres et un apéro sur la petite falaise

Jours heureux, il faisait encore chaud le soir à l’apéro, et pourtant ces photos datent du 13 octobre…

Vaste débat : mes chats roses sont-ils vraiment « roses » ? Bah, on pourrait dire beige rosé aussi. En tout cas pas roux. Ni même roux clairs. J’ai regardé dans les nuanciers sur l’internet, mais rien qui rende vraiment justice à cette couleur subtile. Et puis moi, ça m’amuse de dire « rose » et c’est plus vite dit que « ventre de biche », « érable blond », « Australie pastel » ou « 18-68/03 ».

Ci-dessous, voilà, je crois, le « père » de tous mes chats roses. Ils étaient deux frères, majestueux, immenses, poils longs, et je n’ai jamais connu de chats plus farouches. Ils arrivaient côte à côte tels des fauves, les épaules rentrées, marchant au ras du sol, terrifiaient de leurs feulements tous les autres chats, même les plus gros matous, mangeaient brutalement et s’enfuyaient. La photo ci-dessous est une capture d’écran, une petite vidéo très zoomée que j’avais réussi à faire à l’arrache, loin derrière ma porte en plexiglas. Son frère, identique, hélas disparu bien vite, avait des yeux orange. Celui-ci est mort cet été : j’ai retrouvé son corps déjà pas mal décomposé sous le caroubier du bas où je l’ai enterré, l’odeur m’empêchant de bien examiner la dépouille pour comprendre les raisons de sa mort. J’ai juste vu une assez large plaie sur un flanc, peut-être due à une chute fatale depuis le haut de l’arbre ?

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Ses descendants (la plupart enfants de La Féroce qui avait bon goût, la gourgandine !), même s’ils n’ont pas ces longs poils, sont par contre de très gentils chats, aimables et pacifiques.

Voici ci-dessous quelques photos d’un apéro juste à la bonne heure, la lumière était douce, l’ambiance aimable, et Maman-Chats avait son Lumix à la batterie bien chargée !

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Et voilà pourquoi rose c’est pas roux, et roux c’est pas rose !

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Allez, je remets celle-là…

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Voilà. J’ai l’impression que c’était il y a mille ans !

Depuis, je procrastine pour certaines-choses-à-faire pour l’hiver (mais j’en ai fait déjà pas mal, couper du bois et du petit bois, repeindre à la sauvage des endroits dans la maison salopés par les chats, un fond d’acrylique blanc dilué, un pinceau, et hop, je m’en fous des gouttes et des coulures, je repasse une couche comme on en repasse une couche sur les vieux ferries…, rebricoler les endroits à chats dehors, scotcher mes fenêtres que je n’ouvrirai plus jusqu’au printemps, etc.), confusément dans ma tête j’attends des jours meilleurs, plus chauds, moins de vent, pour faire ceci ou pour faire cela – mais une petite voix me sussure « C’est finiiii l’été, c’est finiiiii ».

Et merci encore à toutes les donatrices et les donateurs, marraines et parrains, toutes les personnes qui m’aident financièrement, moralement, et qui du coup permettent à ces chats de toutes les couleurs et de tous les âges (et Alitheia la chienne, aussi) de vivre heureux et libres. Tout don ou parrainage est BIENVENU, je n’ai que cela comme ressource ! C’est dire si votre bienveillance signifie la survie des Chats de Syros – et la mienne comme gardienne et reine du refuge…

PS : et bienvenu aux amies de Chamania, un forum de chat-maniaques, sur lequel j’ai appris plein de choses, entre autres que mes superbes chats amenés de Poseidonia, Olympe et Zoé en particulier, sont probablement de la race APHRODITE, originaire de Chypre. L’idée me plaît beaucoup.

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Gudrun, mon petit camion

Ah, la dernière portée de La Féroce… Pauvre poussine, tombée malade et morte en moins de temps qu’il faut pour commencer à penser que quelque chose déconne, qu’il faut soigner, que c’est urgent. De toute façon, je n’ai pu commencer à la toucher que le jour de sa mort : elle était vraiment TRES sauvage ! Elle m’a laissé sous un buisson de géraniums cinq petits malades, affamés, apathiques. L’un est mort assez vite, un petit rose. Quant aux quatre restant, j’ai hésité à achever leur vie terrestre, pour chacun d’eux et plusieurs fois par jour, tellement ils étaient dans un état lamentable. Très vite, il s’est formé deux groupes : le groupe du rose, du tigré et de la rouquine, restés dans le jardin (dans une petite maison que je leur avais aménagée, super confortable) et que je pouvais nourrir avec de la conserve baignée de lait maternisé. Ils s’installaient carrément dans les écuelles, suçaient leur pâture tout en la piétinant, mais ils y allaient avec une belle énergie, réjouissante. Après chaque repas, je les baignais à l’eau chaude, les séchais, les soignais (antibiotiques, gouttes dans les yeux – pas seulement au moment des repas d’ailleurs) et les installais dans leur « maison », avec des bouteilles d’eau très chaude enfilées dans des chaussettes – c’était le printemps, il faisait encore un peu frais, surtout la nuit : ils s’installaient dessus pour dormir. Continue reading

Loulou et Tricolore pâle

Cet été, j’avais constaté un certain rapprochement amical entre Loulou, frère de Jean-Gérard, les plus belles vibrisses d’oreilles de l’univers sur l’île, un vieux (grognard) de la vieille (garde), originaire de Poseidonia, et Tricolore Pâle, une belle chatte locale, qui reste farouche malgré mes manoeuvres régulières de séduction, mais toujours là, pas loin, calme et gentille. Un beau couple. Et depuis que j’ai (re)commencé à mettre sur la table une bonne couverture épaisse pour la nuit (because les nuits se font très fraîches, et c’est toujours ça de chats qui ne dorment pas SUR moi), ils dorment ensemble, toutes les nuits. Vraiment ensemble. Je n’ai jamais dormi autant ensemble avec quelqu’un que ces deux chats.

Inutile de dire que j’adore mon Loulou. C’est mon Loulou d’amour….

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Retour à la plage

Voilà. J’ai recommencé à aller à la plage. Pas encore à Arméos, mais au moins à la minuscule anse après  Santoriniou. Je ne suis même pas sûre que cette « plage »-là apparaisse comme telle sur les cartes. Elle est à l’est, le soleil la quitte très tôt, et surtout elle échappe un peu à ce meltem qui n’a pas arrêté de souffler cet été. Et puis c’est beaucoup plus près de Chrousa, cela fait une petite sortie d’une heure, une heure et demie, c’est idéal : pas besoin de penser « expédition », eau, papiers, couteau, ficelle, vivres, matosse de plage : juste un linge et une brosse.  J’y vais avec Alitheia, après avoir nourri les chats le soir, et mon bain crépusculaire est à la fois délicieux et crépusculaire. Quant à ma bête, elle passe son temps le nez dans les buissons à pointer le moindre truc qui bouge. Et il me semble qu’elle s’y amuse plus qu’à Arméos. Continue reading