Miquette Joyeuse

Il y a un an et demi, un peu au-delà de la palette aux apéros sur la petite falaise, naissaient quatre minettes presque identiques, les Miquette Sisters. Rien d’ « intéressant » dans leur apparence, de banales chattes tigrées avec de petites mouchetures rousses, bien que chacune ait (eu) une petite particularité : l’une le museau clairement partagé entre tigré d’un côté et roux de l’autre (Miquette en deux), l’autre avec un bout de la queue roux tigré (Miquette Joyeuse), une petite restée vraiment petite (Miquette Petite) et la dernière (Aimable Miquette) aux bouts des pattes blancs. Continue reading

Voeux 2020

Permettez-moi, vous toutes et vous tous, de vous remercier pour tout le bien que vous me faites (dons, paquets, commentaires, soutiens en tous genres, et il y a sûrement de petites prières et de douces pensées qui le font aussi !), et de vous souhaiter une très belle année 2020. Continue reading

Au fil des jours…

Aujourd’hui, 9 novembre, 10h du matin, 25°, pas de vent, mon petit triangle de mer lointaine comme un miroir, mer d’huile, air immobile, chaleur (d’autant plus que, quand il y a du vent, il nous vient du sud, soit directement, soit après quelques circonvolutions au-dessus de Mare Nostrum) : l’été ne s’est jamais arrêté, seuls les jours sont plus courts, si courts, raccourcissant ainsi la cuisson solaire. Il me semble que ce n’est que parce qu’on n’a « que » 10h20 d’ensoleillement, à peine le temps de chauffer (et vraiment, pour nous à l’est de ce fuseau, cet horaire d’hiver est traumatisant : à quoi cela nous sert de nous lever quand le soleil brille déjà, si c’est pour nous retrouver en pleine nuit en pleine journée…?), bref, ce n’est que parce que les journées sont courtes qu’on ne vit pas dans une canicule terrifiante. Heureusement, il pleut (40mm depuis début septembre, 1,2mm ce mois : sur Syros, une île notoirement en manque d’eau contrairement à ses voisines, c’est déjà pas mal). Attention, je ne crache pas sur la soupe, c’est merveilleux, tout est en fleurs, il y a des cigales dans les pins le long de ma route merveilleusement arborée, les animaux à sang froid s’activent (serpents, lézards), les autres chassent, broutent, volent, prennent leur dose de vit.D, les capucines poussent, enfin, TOUT pousse, fleurit, se réjouit, juste l’humaine du coin attend avec anxiété que le ciel sous forme de vent du nord, qui finira bien par se décider à franchir l’Ukraine et la mer Noire, venu directosse du pôle du même nom, lui tombe dessus, ainsi que sur toute cette petite tribu, dont les derniers arrivés refusent d’apprendre à utiliser les chatières, à quoi bon vu que portes et fenêtres sont encore nuit et jour ouvertes…. Continue reading

Après etc., suite 3

Après une très longue nuit de pluie drue (mais pas ravageuse comme d’habitude, en déluge, qui lessive le sol : non, une chouette pluie bien mouillante) et un orage continu (difficile de dormir avec ces dizaines d’éclairs) jusqu’au matin – continu parce qu’en l’absence de vent, personne pour lui dire d’aller se faire voir ailleurs, il m’a fallu deux heures et demie pour remettre en route la maison-refuge, éponger, essorer, nettoyer, nourrir, abreuver, soigner…Avec la satisfaction de constater que Mark, Fifis et moi avions bien bossé pro-activement : les abris pas trop mouillés, pas de fuite au toit (pour la 1ère fois depuis que j’habite ici), les bricolages pour détourner, dévier, l’eau ont joué leur rôle, bref, pas de catastrophe pour ce premier vrai jour d’automne. Continue reading