Je suis d’humeur cactus. Je me sens très ECHINOPSIS !

La mère de mon proprio a/avait un goût certain pour les plantes bizarres, en tout cas plutôt originales si on compare avec d’autres jardins de vieilles dames. J’essaie de maintenir le flambeau. Chose rare, pas de laurels, pas d’araucarias (je hais l’araucaria), pas de bougainvilliers, pas de rosiers (là, j’ai craqué, j’en ai mis un vers le poulailler à chats, mais un type ‘rosa canina’ tout simple – j’ai du mal avec les plantes à piquants, aiguilles ou épines). Elle les plantait avec une certaine négligence, crac une bouture par-ci, cric une graine par-là.  Le très joli olivier devant la maison est parti de la graine il y a 40 ans. Certaines de ces plantes n’ont pas survécu à l’inter-règne, volontairement j’en ai presque tué certaines, et j’ai transplanté un yucca de trop, encore petit, dans le champ en bas : qu’il se démerde (je hais les yuccas tout autant que les araucarias).

A nouveau, un texte plein d’images, pas sympa pour les connexions lentes ! Continue reading

Panique.

Une chose que vous ne savez peut-être pas, parce que vous n’avez pas assez de chats pour le constater : les chats sont des paniqueurs. Un peu comme les moutons. Il est vrai que ce que je leur fais vivre, une vie non pas en petits groupes, comme les lions, mais en troupeau, y aide beaucoup. Continue reading

Des armes de guerre : les graminées.

Vous vous rappelez la verdure heureuse et printanière qui entourait la maison ? C’est un joli souvenir. Il fait 30°, tout sèche à vue d’oeil, on arrive bien vite, si vite, trop vite à l’été. Certaines graminées, si jolies lorsqu’elles sont vertes et balancent souplement avec le vent, une fois desséchées et cuites par le soleil et la sécheresse (2 jours de toute petite pluie en avril, et pas grand-chose en mars) deviennent mes ennemies personnelles, et c’est simple, je les hais. Continue reading

Écrire sur l’indicible et la honte.

Vous l’aurez peut-être remarqué, j’ai passé une semaine bien silencieuse. P’tit Nouveau m’a permis de renouer avec le blog, et vous comprendrez pourquoi je me suis tue, et pourquoi j’ai pu me remettre au clavier. Ou peut-être ne comprendrez-vous pas.

Ce texte-ci, c’est 100 autres textes précédents écrits et mis à la poubelle. Je ne sais comment aborder la chose. Et donc, comme le conseille un psychanalyste de littérature (« Je te retrouverai » – John Irving*), je raconterai chronologiquement. Ça gratte l’os. Continue reading

L’ipomée bleue.

Ipomée, liseron, volubilis. Allez, encore une petite promenade dans mon printemps jardinier. À part les capucines, j’aime aussi les volubilis. Et surtout les bleus. C’est un bleu du ciel d’été, magnifique. J’ai vu une fois un très long mur en pierre absolument couvert de volubilis bleus, c’était somptueux. Quand je vais en Suisse, je reviens toujours avec plein de graines (sur l’île, c’est une vraie Bérézina de ce point de vue, aussi bien pour les fleurs que pour les graines potagères), dont celles de ces éphémères merveilles azur (ipomoea grandiflora). Continue reading